13/03/2013

Boris Vivant

Voici une nouvelle vidéo où je mixe quelques images de mes activités avec un poème consacré à Boris Vian, à l'occasion de la sortie prochaine du film "L'Ecume des jours".

Boris vian est un auteur qui a enchanté ma jeunesse avec ses écrits et ses chansons, je lui dois mon envie d'être un "Artiste" mais son talent est largement supérieur au mien.

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21/12/2010

Bon voeux 2011

Voici mon petit clip pour souhaiter le meilleur à tous mes visiteurs avec une pensée toute particulière pour les Belges. Que cesse la mésentente et la devise de la Belgique est toujours:

"L'Union fait la Force"



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03/05/2010

PRESUME COUPABLE

A la découverte de la Maison Autrique que j'ai visité deux jours durant grâce à un tournage et à la journée que j'ai passée dans l'ancienne prison de Hasselt, il y a de quoi réfléchir. Voici le résultat de mes cogitations. Deux petits poèmes un peu nostalgiques et une vidéo.

Pour visiter la Mason Autrique, voici le lien

http://www.autrique.be/intro.evening.html

La boucle est bouclée

La peur de l’inconnu

Qui fait souffrir

Retour aux sources de ma délivrance

Ne pas trouver la sortie

Être enfin en paix

Avec le soleil d’avril

Voir le monde

Avec des yeux neufs

Déjeuner à l’hôpital

En invité, surprise

Dire merci aux blouses blanches

Comme des anges

Qui m’ont tendu la main

Il y a dix ans déjà

Je suis revenu

Danser sur le trottoir

Dans mon costume de clown

Mais c’est du cinéma

Mais ma réalité

N’est plus la même

Je suis enfin heureux d’être né

J’ai appris à, jouer

J’ai appris à attendre

Le bon moment

À guetter le geste tendre

À surprendre ma destinée

J’ai fait le pari insensé

De me laisser porter

Vers d’autres univers

Moi, j’ai jeté l’envie

D’être toujours ailleurs

J’ai jeté les femmes

 Et leurs paillettes

J’ai jeté les sorcières

J’ai jeté les enfants

Que je n’ai pas eu

J’ai jeté les femmes

Qui m’ont aimé

J’ai jeté mes cartes de crédits

J’ai jeté mon échelle sociale

J’ai jeté ma gueule

Sur le trottoir

J’ai jeté mes bouteilles vides

Et mes bouteilles pleines

J’ai jeté ma voiture

Contre un building

En flamme

Pour solde de tout compte

J’ai jeté tour ça

J’ai jeté tout ça

 

Jean-Louis froment

9 et 11 avril 2010

 

 

Coupable en liberté

Ou liberté coupable

 

Dans une cour de récré

Entourée de barbelés

On laisse s’échapper son esprit

Vers le chant du coucou

Le présumé coupable

S’évade dans le panorama

Des villes imaginaires

Seul ou en petit groupe

Chacun dans sa prison

Clame son innocence

On marche de long en large

On compte les pas

Qui nous séparent encore

Du chemin de liberté

 

Pardon d’avoir tué

Pardon d’avoir aimé

Pardon d’avoir volé

Pardon d’être arrivé

Au bout de ma cellule

De fin du monde

 

Au bout de ma ronde

Coupable en liberté

Ou liberté coupable

Je me sens prisonnier

D’être passé

À côté de mon âme

 

Prison de Hasselt

Jean-louis Froment

21 avril 2010.

 

02/04/2010

MASSACRE A LA TRONCONNEUSE

J'ai vu disparaître des arbres qui avaient fait partie de mon paysage pendant de longues années et cela me rend triste. J'espère que ce massacre était justifié.

ON a dit qu'ils étaient vieux et malades et ON les a éliminés. Paix à leur âme!!

 

Massacre à la tronçonneuse

 

Ils me donnaient l’air du temps

Le passage des saisons

Je les ai vus souffrir en hiver

Ou plier sous le vent

Avoir trop chaud en été

Se couvrir de fleurs au printemps

Ils ont grandi et vieilli avec moi

Ils étaient mon paysage

Mon évasion de ville

À la campagne

Mon repos de l’âme

Ils vivaient près de moi

Et puis des hommes sont passés par là

Décrétant sans émotions

Leur décapitation

Ce que je croyais immuable, indéracinable

Figé dans la terre pour toujours

A disparu de mes yeux

Mais je connais des gens

Qui ont mal pour eux

Auprès de mes arbres, je vivais heureux

Puis est venu le temps

Du massacre à la tronçonneuse

 

En souvenir des arbres des Etangs d’Ixelles

 

Jean-Louis Froment

Mars 2010.

 

 

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02/09/2009

AOÛt, AUGUSTUS

Les vacances sont finies, il est temps de rentrer son devoir de vacance. Voici mon poème virtuel pour le mois d'août.

Bonne rentrée à tous avec plein de nouvelles aventures!!!

 

Août, Augustus, empereur romain aux larges pieds

La valeur n’attend pas le nombre des années

Espèce de clown, homme rustique, fou à lier

Qui nous fait rire ou pleurer selon nos destinées

 

Nous avions écrit une chanson surprise

Tout en harmonie, Jean s’en est allé

Vers d’autres lieux enchantés

Pour la chanter sous d’autres cieux

Le tube de l’été nous a fait danser

Comme des lucioles sur la plage

Ou au You, ou sur la place Flagey et aussi

Aux quatre coins de la terre si ronde

 

Août, Augustus, empereur romain aux larges pieds

La valeur n’attend pas le nombre des années

Espèce de clown, homme rustique, fou à lier

Qui nous fait rire ou pleurer selon nos destinées

 

La haute saison n’a pas de prise sur les trousse-chemise

On fait sa valise, on fait des bêtises, on laisse filer

L’amour sur la digue, il est temps d’accoster

On avait oublié qu’on était en vacance, adieu

La récré est finie, on rentre, faut aller bosser

Les belles de l’été referment leur corsage

Et si soudain le temps se figeait ici

Sur les images de nos amours vagabondes

 

Août, Augustus, empereur romain aux larges pieds

La valeur n’attend pas le nombre des années

Espèce de clown, homme rustique, fou à lier

Qui nous fait rire ou pleurer selon nos destinées

 

1, 2, 3, nous irons au bois, 4, 5, 6 cueillir des cerises

7, 8, 9, …j’ai oublié la suite qui peut s’en rappeler

Nous créons des souvenirs  que nous allons composter

Pour les générations futures et quand nous serons vieux

Il nous sera plus facile de partir sans trop se forcer

Voir le merveilleux dans les yeux d’un enfant sage

Qui nous  regardait faire le clown à la foire du Midi

Est le plus beau cadeau de notre venue au  monde

 

Août, Augustus, empereur romain aux larges pieds

La valeur n’attend pas le nombre des années

Espèce de clown, homme rustique, fou à lier

Qui nous fait rire ou pleurer selon nos destinées

 

Août 2009

Jean-Louis Froment

En souvenir de Jean Dumont

 

18/07/2009

JUILLET JULIUS

Voilà, j'ai fait mon devoir de vacances, mon petit poème mensuel accompagné d'une vidéo perso qui décrit mes aventures du mois.

Bonne lecture et bonne vacances!!

 

Juillet, Julius en l’honneur de César

Un enfant nait, une baleine meurt

Peut être est-il déjà trop tard

Voici venu le temps des Jeux et des gladiateurs

 

Pas le temps de philosopher

C’est le temps des conquêtes

De se faire beau comme Apollon

Des rendez-vous polissons

Des mains qui glissent

D’un château de sable

Vers la courbe d’un sein

Alea jacta est

 

Juillet, Julius en l’honneur de César

Un enfant nait, une baleine meurt

Peut être est-il déjà trop tard

Voici venu le temps des Jeux et des gladiateurs

 

C’est le temps de moissonner

Le temps des grandes quêtes

De gonfler son ballon

Le temps de quitter les villes en colimaçon

De s’éclairer à la lueur de la lune complice

Le 21 juillet 1969, l’un pris son pied comme un diable

L’autre le posa très loin

Veni, vidi, vici 

 

Juillet, Julius en l’honneur de César

Un enfant nait, une baleine meurt

Peut être est-il déjà trop tard

Voici venu le temps des Jeux et des gladiateurs

 

Il est temps de s’aimer

De se mouiller les lèvres

Le temps d’une figuration

Aux lèvres d’Elisa en transfiguration

Aux lèvres du monde au supplice

De ne voir que lui de désirable

Alors que c’était elle, enfin

Tu quoque fili mi

 

Juillet, Julius en l’honneur de César

Un enfant nait, une baleine meurt

Peut être est-il déjà trop tard

Voici venu le temps des Jeux et des gladiateurs

 

Juillet 2009

Jean-Louis Froment

 

17/04/2009

Avril, Aprilis

Mon poème virtuel sur le mois d'Avril. C'est à chaque fois une nouvelle et passionnante recherche sur le mois qui s'écoule comme un long fleuve tranquille.

J'ai intégré dans le clip un mélange de vues du tournage en cours d'un jeune réalisateur, Jérome de Paepe, dont c'est son premier long métrage et des vues des étangs d'Ixelles.

Avril, Aprilis le mois d’Aphrodite, le mois de Vénus

Poisson d’avril, moisson fébrile, ceci est une fable

Ainsi dansait l’homme de Cro-Magnon, joyeux olibrius

Au printemps revenu, il frémissait comme un diable

 

Voici vénus le temps du grand chambardement, de plus

Le facteur rhésus, Singe de l’Asie du sud-est

qui servit d’expérience sur le sang humain

Décida un beau matin de remettre les pendules à zérO

Fini les compatibilités, terminés les transfusions.

Il faut du sang neuf qui jaillit de la terre loin de l’hiver

Difficile de choisir entre chocolat noir et chocolat blanc

Vénus souris des yeux à l’Homo Erectus

 

Avril, Aprilis le mois d’Aphrodite, le mois de Vénus

Poisson d’avril, moisson fébrile, ceci est une fable

Ainsi dansait l’homme de Cro-Magnon, joyeux olibrius

Au printemps revenu, il frémissait comme un diable

 

C’est le mois des lapins qui courent après les poules en rut

Les cloches crachotent au micro et pestent

Contre la vanité de ces nouveaux gamins

Qui ont oubliés d’être des enfants avant d’être des héros

Pruderie, petits mystères, petites précautions,

Petits scrupules pour de petits motifs divers

Il est temps de se trémousser sur des rythmes endiablant

Hommes et Femmes de Néanderthal sortez vos cartes à puce

 

Avril, Aprilis le mois d’Aphrodite, le mois de Vénus

Poisson d’avril, moisson fébrile, ceci est une fable

Ainsi dansait l’homme de Cro-Magnon, joyeux olibrius

Au printemps revenu, il frémissait comme un diable

 

Faites vœux de printemps et non de chasteté, vive la mise à nu

Les femmes s’habillent en homme et ont le geste leste

Les hommes réapprennent les prouesses du baisemain

Passions d’avril des peuples modernes dansant le Boléro

Valérie, Eric, Karine, des anges à réaction

 Pili, George et Louis coulent comme rivière

Patricia et Catherine s’embrassent passionnément

Le Destin cœur croisé de l’Homo Sapiens face à son Œdipus

 

Avril, Aprilis le mois d’Aphrodite, le mois de Vénus

Poisson d’avril, moisson fébrile, ceci est une fable

Ainsi dansait l’homme de Cro-Magnon, joyeux olibrius

Au printemps revenu, il frémissait comme un diable

 

 

Avril 2009

 Jean-Louis Froment