06/06/2011

CARON

Il était temps que je revienne ajouter un article sur le temps qui passe voilà donc mon nouveau clip "CARON" le passeur d'âme qui nous guide dans l'eau delà, hé oui faut y penser et apprêter sa petite pièce pour le grand passage mais pas trop vite quand même, on est si bien ici.

Tu me prends en photo

Parce que je vais mourir

M’a dit marraine

En souriant à l’objectif

 

Nous avons deux certitudes dans la vie

Nous naissons et nous mourrons

Et encore on n’est pas sûr à cent pour cent

Que ce soit vrai

 

J’ai fait un rêve

Mes parents disparus

Un chat enfermé à l’étage

Et sa propriétaire

Qui vient le rechercher

 

Les psys auront beau dire

Pourquoi me souvenir

De ce rêve et pas des autres

 

Nous sommes marqués

Par le silence des êtres chers

Ceux qui ont disparus

Ou qui sont toujours vivant

 

Mais je sais pour l’avoir vécu

Qu’il y a encore des jours heureux

 

Jean-Louis Froment

13 juillet 2010.

 

On vivait comment avant

Quand l’heure n’existait pas

Il y avait l’horloge biologique

Le besoin de du boire et du manger

Du dormir, du grand et du petit besoin

 

Il y avait les souvenirs des jours d’avant

Qui guidaient nos pas vers des actes à accomplir

Il y avait les animaux qui nous rappelaient

Que leur heure était venue

On pouvait conter fleurette, oh, douce princesse

Oh belle  bergère, oh, les mignonettes

 Sans voir passer les heures

 

Comment savoir à quelle heure on était né

De l’aube au coucher du soleil

On ne pouvait compter que sur l’ombre

De son nez qui s’allongeait ou rapetissait

Au gré des nuages

 

Comment prédire l’heure de notre mort

Par les diseuses de bonne aventure

Alors que l’heure n’était pas encore née

 

Et dire que c’est à cause du train à vapeur

Que l’horloge mécanique, atomique, digitale

A été inventée

Parce que le train arrive toujours à l’heure

Comme chacun sait

 

A présent on fixe l’heure d’un rendez-vous

On saute d’un fuseau horaire à l’autre

On établi des records du monde de l’heure

On sait qu’avant l’heure ce n’est pas l’heure

Et on se dit, à la bonne heure

Que notre dernière heure n’est pas encore venue

Oooh, temps suspend ton vol

 

Jean-Louis Froment

Le 7 août 2010.


 

19:05 Écrit par poeteplanetaire dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : caron, jean-louis froment, poésie |  Facebook |

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