03/05/2010

PRESUME COUPABLE

A la découverte de la Maison Autrique que j'ai visité deux jours durant grâce à un tournage et à la journée que j'ai passée dans l'ancienne prison de Hasselt, il y a de quoi réfléchir. Voici le résultat de mes cogitations. Deux petits poèmes un peu nostalgiques et une vidéo.

Pour visiter la Mason Autrique, voici le lien

http://www.autrique.be/intro.evening.html

La boucle est bouclée

La peur de l’inconnu

Qui fait souffrir

Retour aux sources de ma délivrance

Ne pas trouver la sortie

Être enfin en paix

Avec le soleil d’avril

Voir le monde

Avec des yeux neufs

Déjeuner à l’hôpital

En invité, surprise

Dire merci aux blouses blanches

Comme des anges

Qui m’ont tendu la main

Il y a dix ans déjà

Je suis revenu

Danser sur le trottoir

Dans mon costume de clown

Mais c’est du cinéma

Mais ma réalité

N’est plus la même

Je suis enfin heureux d’être né

J’ai appris à, jouer

J’ai appris à attendre

Le bon moment

À guetter le geste tendre

À surprendre ma destinée

J’ai fait le pari insensé

De me laisser porter

Vers d’autres univers

Moi, j’ai jeté l’envie

D’être toujours ailleurs

J’ai jeté les femmes

 Et leurs paillettes

J’ai jeté les sorcières

J’ai jeté les enfants

Que je n’ai pas eu

J’ai jeté les femmes

Qui m’ont aimé

J’ai jeté mes cartes de crédits

J’ai jeté mon échelle sociale

J’ai jeté ma gueule

Sur le trottoir

J’ai jeté mes bouteilles vides

Et mes bouteilles pleines

J’ai jeté ma voiture

Contre un building

En flamme

Pour solde de tout compte

J’ai jeté tour ça

J’ai jeté tout ça

 

Jean-Louis froment

9 et 11 avril 2010

 

 

Coupable en liberté

Ou liberté coupable

 

Dans une cour de récré

Entourée de barbelés

On laisse s’échapper son esprit

Vers le chant du coucou

Le présumé coupable

S’évade dans le panorama

Des villes imaginaires

Seul ou en petit groupe

Chacun dans sa prison

Clame son innocence

On marche de long en large

On compte les pas

Qui nous séparent encore

Du chemin de liberté

 

Pardon d’avoir tué

Pardon d’avoir aimé

Pardon d’avoir volé

Pardon d’être arrivé

Au bout de ma cellule

De fin du monde

 

Au bout de ma ronde

Coupable en liberté

Ou liberté coupable

Je me sens prisonnier

D’être passé

À côté de mon âme

 

Prison de Hasselt

Jean-louis Froment

21 avril 2010.

 

Les commentaires sont fermés.