02/04/2010

MASSACRE A LA TRONCONNEUSE

J'ai vu disparaître des arbres qui avaient fait partie de mon paysage pendant de longues années et cela me rend triste. J'espère que ce massacre était justifié.

ON a dit qu'ils étaient vieux et malades et ON les a éliminés. Paix à leur âme!!

 

Massacre à la tronçonneuse

 

Ils me donnaient l’air du temps

Le passage des saisons

Je les ai vus souffrir en hiver

Ou plier sous le vent

Avoir trop chaud en été

Se couvrir de fleurs au printemps

Ils ont grandi et vieilli avec moi

Ils étaient mon paysage

Mon évasion de ville

À la campagne

Mon repos de l’âme

Ils vivaient près de moi

Et puis des hommes sont passés par là

Décrétant sans émotions

Leur décapitation

Ce que je croyais immuable, indéracinable

Figé dans la terre pour toujours

A disparu de mes yeux

Mais je connais des gens

Qui ont mal pour eux

Auprès de mes arbres, je vivais heureux

Puis est venu le temps

Du massacre à la tronçonneuse

 

En souvenir des arbres des Etangs d’Ixelles

 

Jean-Louis Froment

Mars 2010.

 

 

14:57 Écrit par poeteplanetaire dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : arbres, ixelles, etangs, poeme, jean-louis froment |  Facebook |

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