27/11/2009

NOVEMBRE, NOVEMBER

Et voici mon Poème virtuel sur le mois de NOVEMBRE, le mois de ma naissance, finalement un an cela passe vite.

J'ai eu le plaisir de revoir mon copain Fathi Cam avec qui j'avais tourné dans le film "La Liste Noire".

Novembre, november, le mois à qui je dois la vie

Puisque c’est là que je suis né, c’est là que tout se passe

Ma bonne et ma funeste destinée s’entrelacent

Dans mon esprit pour combler mes peurs et mes envies

 

Un poète pour  l’Europe pour que cela rime et rame

Dans la rue de la Loi, au squat 123, il n’y a pas de chauffage

Il n’y a que des enfants sages, des chiens et des lutins pouilleux

Des rêves pleins les yeux, des jaunes, des noirs des vieux

Qui tentent de vivre ensemble malgré leurs différences

En marge de nos vies, à côté des bureaux remplis de gens normaux

Et pour tous ces gens là, Monsieur le Président

Je vous écris une lettre que vous lirez peut être si vous avez le temps

 

Novembre, november, le mois à qui je dois la vie

Puisque c’est là que je suis né, c’est là que tout se passe

Ma bonne et ma funeste destinée s’entrelacent

Dans mon esprit pour combler mes peurs et mes envies

 

Un pacifiste pour qu’on n’oublie jamais le Chemins des Dames

Et la caverne du Dragon., les tirailleurs sénégalais, les poilus pas sages

Les chevaux, les chiens et les pigeons, tous chair à canon, cadavres boueux

Dans ma rue  chaque année je vois marcher au pas des vieux messieurs

Et  le son du clairon sonne la fin de la der des ders et puis c’est le silence.

 Jamais plus  jamais ça ou jamais deux sans trois, ou bien j’aurai ta peau

Et pour tous ces gens là, Monsieur le Président

Je vous écris une lettre que vous lirez peut être si vous avez le temps

 

Novembre, november, le mois à qui je dois la vie

Puisque c’est là que je suis né, c’est là que tout se passe

Ma bonne et ma funeste destinée s’entrelacent

Dans mon esprit pour combler mes peurs et mes envies

 

Un paysan pour ramener dans nos villes les charmes d’antan  et les trams

A chevaux, les vélos, les cerceaux, les landaus, la bonne odeur du fourrage

Dans les rues de mon village, j’ai joué à cowboy indien, au mendiant malicieux

En ville on joue au dealer, au car jacking, aux bandes urbaines, au macho prétentieux

Au sans papiers, au crève toi de la que je m’y mette, on joue l’indifférence

On dresse des tentes dans les parcs, on casse les gens en mille morceaux

Et pour tous ces gens là, Monsieur le Président

Je vous écris une lettre que vous lirez peut être si vous avez le temps

 

Novembre, november, le mois à qui je dois la vie

Puisque c’est là que je suis né, c’est là que tout se passe

Ma bonne et ma funeste destinée s’entrelacent

Dans mon esprit pour combler mes peurs et mes envies

 

Novembre 2009

Jean-Louis Froment

A Boris Vian

 

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