16/05/2009

Mai Maïa

Je persiste et signe, voici mon nouveau poème viruel sur le mois de Mai. Si tout va bien, à la fin de l'année, j'aurai ainsi 12 poèmes, je pense déjà au titre, ce sera

"12 Emois de ma vie"

Mai, Maïa, déesse fidèle, petite mère porteuse

Le langage des fleurs a gardé ton secret

Grand-mère de Pan aux mains douces d’accoucheuse

Sage femme des esprits au sourire discret

 

Vive le 1ier mai pour nous porter bonheur

Et vive le muguet fleur pas le muguet bébé

A savoir que

Ce que l'on sait que l'on sait

Ce que l'on sait que l'on ne sait pas

Ce que l'on ne sait pas que l'on sait 

Ce que l'on ne sait pas que l'on ne sait pas

Est la vérité vraie et non fausse vanité

 

Mai, Maïa, déesse fidèle, petite mère porteuse

Le langage des fleurs a gardé ton secret

Grand-mère de Pan aux mains douces d’accoucheuse

Sage femme des esprits au sourire discret

 

D’un cirque à l’autre nous transportons notre candeur

Nous sommes les seuls montreurs de Kairos prohibés

A concevoir que

Si on le voit et si on l’attrapait

Si on le voit et si on ne l’attrapait pas

Si on ne le voit pas et si on l’attrapait

Si on ne le voit pas et si on ne l’attrapait pas

Ce serait  petit malheur  et grande vérité

 

Mai, Maïa, déesse fidèle, petite mère porteuse

Le langage des fleurs a gardé ton secret

Grand-mère de Pan aux mains douces d’accoucheuse

Sage femme des esprits au sourire discret

 

De ce que voit le nain tripoteur, nous changeons l’heure

Et dans la forêt dense danse la lapine chasseuse qui nous rit au nez

En cueillant des champignons clitocybes au gout toxique

Si ça c’est de l’amour cela  se saurait

Si ça c’est de l’amour cela ne se saurait pas

Si  ça n’est pas de l’amour cela se saurait

Si ça  n’est pas de l’amour cela ne se saurait pas

A la vérité, mieux vaut mourir d’amour que de toxicité

 

Mai, Maïa, déesse fidèle, petite mère porteuse

Le langage des fleurs a gardé ton secret

Grand-mère de Pan aux mains douces d’accoucheuse

Sage femme des esprits au sourire discret

 

Mai 2009

Jean-Louis Froment

 

 

 

 

Les commentaires sont fermés.