20/02/2009

FEVRIER FEBRUA, enfant-vieillard

Mon poème mensuel sur février. J'accumule les souvenirs et mes rencontres pour mieux vous les faire partager. Chaque mois comme chaque jour apporte sont lot de surprises. Amusons-nous au changement des saisons et des dieux.

 

Février, Februa, enfant-vieillard, sorti d'un sillon de la terre

Dieu étrusque de la mort et de la purification

Terre de fertilité au décès de mon père

Voici venu le temps des scarifications

 

J’ai mis des gants noirs sur mes mains blanches

Les trois frères ont bu à la bouteille de leur père

Nous sommes dans un siècle d’or

Il est temps de goûter aux délices de Capoue

Pratiquons ensemble l’art d’être heureux

A la Chandeleur l’hiver s’en va ou prend rigueur

 

 

Février, Februa, Enfant-vieillard, sorti d'un sillon de la terre

Dieu étrusque de la mort et de la purification

Terre de fertilité au décès de mon père

Voici venu le temps des scarifications

 

Que sonne l’heure de la marmotte qui fait la manche

Que sautent les crêpes rondes comme le soleil d’hiver

Les jours s’allongent, nos rêves plongent dans le décor

De nos amours et nos mains déliées secouent la boue

De l’hivernage qui fond à la chaleur d’un foyer chaleureux

Buvons ensemble, goutons à deux à la liqueur du cœur

 

Février, Februa, Enfant-vieillard, sorti d'un sillon de la terre

Dieu étrusque de la mort et de la purification

Terre de fertilité au décès de mon père

Voici venu le temps des scarifications

 

Sur le cadran solaire de la vie s’étend l’ombre des branches

D’un arbre qui nous relie aux mystères de la beauté de l’univers

J’ai gravé sur son tronc nos deux noms encore et encore

A chaque année qui roucoule il monte vers le ciel et secoue

La Mort qui passe et qui repasse sur les couples amoureux

Sans savoir qui choisir  parmi ces enfants de toutes les couleurs

 

Février, Februa, Enfant-vieillard, sorti d'un sillon de la terre

Dieu étrusque de la mort et de la purification

Terre de fertilité au décès de mon père

Voici venu le temps des scarifications

 

Février 2009

Jean-louis Froment

 

 

 

 

 

 

 

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