30/12/2009

Meilleurs voeux 2010 DECEMBRE, DECEMBER

Voici venu le temps des voeux, déjà la fin de l'année 2009 et déjà la fin de mes poèmes mensuels. Bon voeux à tous mes lecteurs. Que 2010 soit encore plus faramineux pour vous et pour moi.

 

Décembre, december aux pieds blancs s’en vient

An de neige est an de bien

Il y a sur terre des gens de bien

Qui sans en avoir l’air ont tout pour être saint

 

Son sourire lumineux dans mon journal

Allez, roulez jeunesse, fiez vous au hasard

Mars vous attend, je leur ai téléphoné, allo, toc, toc

Nous sommes les bienvenus, les beaux comme les moches

Les femmes et les enfants d’abord, les homos, les hétéros

Tous montez dans la future grande Arche de Noé

Bientôt nous sauterons de la Lune à Mars à pas de géant

Rêvons et nous ne serons jamais vieux il n’y aura pas de fin

 

Décembre, december aux pieds blancs s’en vient

An de neige est an de bien

Il y a sur terre des gens de bien

Qui sans en avoir l’air ont tout pour être saint

 

Big bang, les cloches d’une nouvelle cathédrale

Se mettent à sonner. Elles annoncent le départ

Du Grrrand carrousel des atomes qui s’entrechoquent

Qui d’entre nous va attraper la floche ?

A moins que la terre ne mette les compteurs à zéro

Et nous les humains nous n’aurons plus qu’à tout recommencer

Bientôt nous pourrons remonter le temps

Et voir que hier n’était pas mieux que demain

 

Décembre, december aux pieds blancs s’en vient

An de neige est an de bien

Il y a sur terre des gens de bien

Qui sans en avoir l’air ont tout pour être saint

 

Et moi je tourne doucement la page, je mets un point final

A cette aventure mensuelle où j’ai rêvé de vous, de nous, sans fard

Dansons main dans la main à l’année qui s’en va, changeons d’époque

Janvier, Janus, le dieu des portes ouvertes nous tend les bras, il approche

Et nous entraîne dans de nouvelles aventures dont nous sommes les héros

Lequel de ces mois est le plus beau, celui de nos amours ou je t’ai embrassé,

Celui de nos ivresses ou d’une nouvelle rencontre, c’était au printemps,

En été, dans le froid de l’hiver ou en automne, qu’importe si je m’en souviens

A bientôt

 

Décembre, december aux pieds blancs s’en vient

An de neige est an de bien

Il y a sur terre des gens de bien

Qui sans en avoir l’air ont tout pour être saint

 

Jean-Louis Froment

Décembre 2009  

A Patricia Balleti- Théâtre Les Tanneurs

 

27/11/2009

NOVEMBRE, NOVEMBER

Et voici mon Poème virtuel sur le mois de NOVEMBRE, le mois de ma naissance, finalement un an cela passe vite.

J'ai eu le plaisir de revoir mon copain Fathi Cam avec qui j'avais tourné dans le film "La Liste Noire".

Novembre, november, le mois à qui je dois la vie

Puisque c’est là que je suis né, c’est là que tout se passe

Ma bonne et ma funeste destinée s’entrelacent

Dans mon esprit pour combler mes peurs et mes envies

 

Un poète pour  l’Europe pour que cela rime et rame

Dans la rue de la Loi, au squat 123, il n’y a pas de chauffage

Il n’y a que des enfants sages, des chiens et des lutins pouilleux

Des rêves pleins les yeux, des jaunes, des noirs des vieux

Qui tentent de vivre ensemble malgré leurs différences

En marge de nos vies, à côté des bureaux remplis de gens normaux

Et pour tous ces gens là, Monsieur le Président

Je vous écris une lettre que vous lirez peut être si vous avez le temps

 

Novembre, november, le mois à qui je dois la vie

Puisque c’est là que je suis né, c’est là que tout se passe

Ma bonne et ma funeste destinée s’entrelacent

Dans mon esprit pour combler mes peurs et mes envies

 

Un pacifiste pour qu’on n’oublie jamais le Chemins des Dames

Et la caverne du Dragon., les tirailleurs sénégalais, les poilus pas sages

Les chevaux, les chiens et les pigeons, tous chair à canon, cadavres boueux

Dans ma rue  chaque année je vois marcher au pas des vieux messieurs

Et  le son du clairon sonne la fin de la der des ders et puis c’est le silence.

 Jamais plus  jamais ça ou jamais deux sans trois, ou bien j’aurai ta peau

Et pour tous ces gens là, Monsieur le Président

Je vous écris une lettre que vous lirez peut être si vous avez le temps

 

Novembre, november, le mois à qui je dois la vie

Puisque c’est là que je suis né, c’est là que tout se passe

Ma bonne et ma funeste destinée s’entrelacent

Dans mon esprit pour combler mes peurs et mes envies

 

Un paysan pour ramener dans nos villes les charmes d’antan  et les trams

A chevaux, les vélos, les cerceaux, les landaus, la bonne odeur du fourrage

Dans les rues de mon village, j’ai joué à cowboy indien, au mendiant malicieux

En ville on joue au dealer, au car jacking, aux bandes urbaines, au macho prétentieux

Au sans papiers, au crève toi de la que je m’y mette, on joue l’indifférence

On dresse des tentes dans les parcs, on casse les gens en mille morceaux

Et pour tous ces gens là, Monsieur le Président

Je vous écris une lettre que vous lirez peut être si vous avez le temps

 

Novembre, november, le mois à qui je dois la vie

Puisque c’est là que je suis né, c’est là que tout se passe

Ma bonne et ma funeste destinée s’entrelacent

Dans mon esprit pour combler mes peurs et mes envies

 

Novembre 2009

Jean-Louis Froment

A Boris Vian

 

02/11/2009

OCTOBRE, OCTOBER

Revoici venu le temps des frimas et de la bise revenue et voici mon poème virtuel sur le mois d'octobre, je vais finir par y arriver, plus que deux mois à illustrer et 12 mois de ma vie seront passés.

 

Octobre, october, savoir compter jusque huit

Rouge, mois de toutes les couleurs d’automne

Mois dédié aux anges gardiens en fuite

A la Sainte Simone, il faut avoir rentré ses pommes

 

Et moi je suis le cadeau

Un Saint de plus, Père Damiaan ou Damien

On ne sait plus à quel Saint se vouer

Un Roi genou à terre cela nous rappelle

Le bon vieux temps du Moyen-Age

Séparer l’Eglise et l’Etat

C’est comme séparer le bon grain de l’ivraie

Reste à savoir qui est qui ?

 

Octobre, october, savoir compter jusque huit

Rouge, mois de toutes les couleurs d’automne

Mois dédié aux anges gardiens en fuite

A la Sainte Simone, il faut avoir rentré ses pommes

 

Moi aussi j’ai envie d’aller faire un tour là haut

Tout autour de la terre, là d’où l’on vient

Etre le premier SDF de l’espace avec la terre à ses pieds

J’ai envie de souhaiter bon anniversaire, j’appelle

Un ami d’enfance pour ne pas oublier qu’à nos âges

On est toujours vivant, en plus ou moins bon état

Allo, Christian, je t’invite, c’est moi qui paie

Reste à savoir, c’est l’anniversaire de qui ?

 

Octobre, october, savoir compter jusque huit

Rouge, mois de toutes les couleurs d’automne

Mois dédié aux anges gardiens en fuite

A la Sainte Simone, il faut avoir rentré ses pommes

 

Et moi, et moi, et moi, que de mois en moi sur ma peau

E t à nouveau  le changement d’heure qui revient

Comme si cela nous donnait le pouvoir de se jouer

Du temps qui passe et qui repasse à tire d’ailes

Sur  le grand livre du destin et qui tourne les pages

De l’histoire de notre vie et quand apparaît le mot fin, c’est là

Que soudain on voudrait que cela soit écrit à la craie

Reste à savoir tout effacer  et tout recommencer et pour qui ?

 

Octobre, october, savoir compter jusque huit

Rouge, mois de toutes les couleurs d’automne

Mois dédié aux anges gardiens en fuite

A la Sainte Simone, il faut avoir rentré ses pommes

 

 

Octobre 2009

Jean-Louis Froment

Pour mon ami Christian Catoire

 

30/09/2009

SEPTEMBRE, SEPTEMBER

ET je persiste et signe, voici mon nouveau poème sur le mois de septembre, un peu mélancolique mais on ne change pas un vieux singe.

Bonne vision et bonne lecture à mes nombreux visiteurs.

 

Septembre, september, septième mois du calendrier romain

Pas de dieu, pas de déesse, juste le temps qui passe

Ceci n’est pas le début de la fin

Et les feuilles mortes et la pelle qui les ramassent

Non je n’ai pas oublié

 

Nobody is perfect quoique si on ajoute l’âge du capitaine Nemo

On peut faire carrière au cinéma  mais pas dans l’automobile

Dans un magasin de porcelaine, j’ai vécu les attentats du 11 septembre

Dans le parc de Tervuren envahi d’éléphants, j’ai joué avec Zoé, loup y es-tu?

Les petits canards ont grandi et leur plumage prend la couleur de l’automne

J’ai enfin des nouvelles, Frédé se lance encore dans une nouvelle aventure

Hier n’est pas si loin puisque je m’en souviens, je crois que nous étions jeudi

Non je n’ai pas oublié

 

Septembre, september, septième mois du calendrier romain

Pas de dieu, pas de déesse, juste le temps qui passe

Ceci n’est pas le début de la fin

Et les feuilles mortes et la pelle qui les ramassent

Non je n’ai pas oublié

 

Jack Frost., le Bonhomme Hiver se rapproche à grand pas sans dire un mot

On peut se retourner dans son lit ou sur son passé, le temps est si mobile

Dans un miroir aux alouettes scintillent les vitraux de l’abbaye de la Cambre

Dans un squat Bruxellois j’ai nettoyé au Karcher avec de l’eau bénite jetée au rebu

Deux SDF, dont moi, ont glandé rue Haute, silhouettes fanfaronnes,

Nous jouons à être pauvres, sale et puant, mais cela n’était qu’une caricature

Aujourd’hui, satisfait du devoir accompli, faits dodo les pieds au chaud et le ventre rebondi

Non je n’ai pas oublié

 

Septembre, september, septième mois du calendrier romain

Pas de dieu, pas de déesse, juste le temps qui passe

Ceci n’est pas le début de la fin

Et les feuilles mortes et la pelle qui les ramassent

Non je n’ai pas oublié

 

Tomorrow is another day,oui, demain est un autre jour à déguster pianissimo

On est prêt à se replier, se ratatiner, se parcheminer comme les feuilles mortes, immobile

Dans un théâtre, j’ai vu ma photo éclairée de l’intérieur, c’est toujours bon à prendre

Dans une brasserie-musée, j’ai été séduit par les yeux d’une femme et je n’avais pas bu

Et si le chemin était encore long, le temps de jouer au curé, au voyant, à Livingstone

I presume, le temps d’aimer encore et toujours et de recommencer après bien des ruptures

Demain il sera toujours temps de lever le voile sur ce qui est interdit

Non je n’ai pas oublié

 

Septembre, september, septième mois du calendrier romain

Pas de dieu, pas de déesse, juste le temps qui passe

Ceci n’est pas le début de la fin

Et les feuilles mortes et la pelle qui les ramassent

Non je n’ai pas oublié

 

Septembre 2009

Jean-Louis Froment

 

02/09/2009

AOÛt, AUGUSTUS

Les vacances sont finies, il est temps de rentrer son devoir de vacance. Voici mon poème virtuel pour le mois d'août.

Bonne rentrée à tous avec plein de nouvelles aventures!!!

 

Août, Augustus, empereur romain aux larges pieds

La valeur n’attend pas le nombre des années

Espèce de clown, homme rustique, fou à lier

Qui nous fait rire ou pleurer selon nos destinées

 

Nous avions écrit une chanson surprise

Tout en harmonie, Jean s’en est allé

Vers d’autres lieux enchantés

Pour la chanter sous d’autres cieux

Le tube de l’été nous a fait danser

Comme des lucioles sur la plage

Ou au You, ou sur la place Flagey et aussi

Aux quatre coins de la terre si ronde

 

Août, Augustus, empereur romain aux larges pieds

La valeur n’attend pas le nombre des années

Espèce de clown, homme rustique, fou à lier

Qui nous fait rire ou pleurer selon nos destinées

 

La haute saison n’a pas de prise sur les trousse-chemise

On fait sa valise, on fait des bêtises, on laisse filer

L’amour sur la digue, il est temps d’accoster

On avait oublié qu’on était en vacance, adieu

La récré est finie, on rentre, faut aller bosser

Les belles de l’été referment leur corsage

Et si soudain le temps se figeait ici

Sur les images de nos amours vagabondes

 

Août, Augustus, empereur romain aux larges pieds

La valeur n’attend pas le nombre des années

Espèce de clown, homme rustique, fou à lier

Qui nous fait rire ou pleurer selon nos destinées

 

1, 2, 3, nous irons au bois, 4, 5, 6 cueillir des cerises

7, 8, 9, …j’ai oublié la suite qui peut s’en rappeler

Nous créons des souvenirs  que nous allons composter

Pour les générations futures et quand nous serons vieux

Il nous sera plus facile de partir sans trop se forcer

Voir le merveilleux dans les yeux d’un enfant sage

Qui nous  regardait faire le clown à la foire du Midi

Est le plus beau cadeau de notre venue au  monde

 

Août, Augustus, empereur romain aux larges pieds

La valeur n’attend pas le nombre des années

Espèce de clown, homme rustique, fou à lier

Qui nous fait rire ou pleurer selon nos destinées

 

Août 2009

Jean-Louis Froment

En souvenir de Jean Dumont

 

18/07/2009

JUILLET JULIUS

Voilà, j'ai fait mon devoir de vacances, mon petit poème mensuel accompagné d'une vidéo perso qui décrit mes aventures du mois.

Bonne lecture et bonne vacances!!

 

Juillet, Julius en l’honneur de César

Un enfant nait, une baleine meurt

Peut être est-il déjà trop tard

Voici venu le temps des Jeux et des gladiateurs

 

Pas le temps de philosopher

C’est le temps des conquêtes

De se faire beau comme Apollon

Des rendez-vous polissons

Des mains qui glissent

D’un château de sable

Vers la courbe d’un sein

Alea jacta est

 

Juillet, Julius en l’honneur de César

Un enfant nait, une baleine meurt

Peut être est-il déjà trop tard

Voici venu le temps des Jeux et des gladiateurs

 

C’est le temps de moissonner

Le temps des grandes quêtes

De gonfler son ballon

Le temps de quitter les villes en colimaçon

De s’éclairer à la lueur de la lune complice

Le 21 juillet 1969, l’un pris son pied comme un diable

L’autre le posa très loin

Veni, vidi, vici 

 

Juillet, Julius en l’honneur de César

Un enfant nait, une baleine meurt

Peut être est-il déjà trop tard

Voici venu le temps des Jeux et des gladiateurs

 

Il est temps de s’aimer

De se mouiller les lèvres

Le temps d’une figuration

Aux lèvres d’Elisa en transfiguration

Aux lèvres du monde au supplice

De ne voir que lui de désirable

Alors que c’était elle, enfin

Tu quoque fili mi

 

Juillet, Julius en l’honneur de César

Un enfant nait, une baleine meurt

Peut être est-il déjà trop tard

Voici venu le temps des Jeux et des gladiateurs

 

Juillet 2009

Jean-Louis Froment

 

15/06/2009

JUIN JUNON

Déjà 6 mois, comme le temps passe vite, et je continue mon exercice de poème virtuel sur le mois en cours, Juin Junon avec d'autres aventures, d'autres souvenirs, d'autres anniversaires. Bon anniversaire Annouchka, l'amour de ma vie.

 

Juin, Junon, déesse planétaire

Celle qui glousse et qui rouspète

Avec sa voix de coucou et son air de trompette

Junon aime à passer la nuit sous le foudre de Jupiter

 

C’est le mois de l’oubli et du geste

Mélange de toutes les langues

Qui disparaissent

Souvent beaucoup de bruit pour rien

Et des torrents se forment

Qui deviendront ruisseaux

On essaye toutes les robes,

 Tous les genres, toutes les modes

 

Juin, Junon, déesse planétaire

Celle qui glousse et qui rouspète

Avec sa voix de coucou et son air de trompette

Junon  aime à passer la nuit sous le foudre de Jupiter

 

La foudre possède trois éclairs célestes

Le premier pour avertir, il nous harangue

Le second pour punir, il nous blesse

Et le troisième pour le temps de la fin,

Ainsi le monde sera détruit, remis aux normes

Pour renaître de ses cendres, alors il fera beau

On ose toutes les passions qui se dérobent

Tous les amours, toutes  ces flammes qui nous érodent

 

Juin, Junon, déesse planétaire

Celle qui glousse et qui rouspète

Avec sa voix de coucou et son air de trompette

Junon  aime à passer la nuit sous le foudre de Jupiter

 

Du trop plein de nos rêves, entre le zist et le zest

Jaillit de la lumière qui tangue

Dans un vitrail face à la mer remplie d’ivresse

Un couple amoureux caracole main dans la main

Couchés dans l’eau, ils s’endorment

Ils glissent comme des dauphins peau contre peau

On découvre toutes les plages du globe

Tous ces humains, toutes ces passions venues des antipodes

 

Juin, Junon, déesse planétaire

Celle qui glousse et qui rouspète

Avec sa voix de coucou et son air de trompette

Junon  aime à passer la nuit sous le foudre de Jupiter

 

Juin2009

Jean-Louis Froment